Point médian : point trop n'en faut...
- 11 févr.
- 2 min de lecture
Oh, tiens, vous êtes là ?
Le point médian ne vous fait donc pas peur ?
Ou alors vous ne voulez ou ne pouvez pas vous en passer ?
Voici, comme promis la semaine passée, quelques astuces* pour l’utiliser de manière simple et claire, en gardant à l’esprit que ce ne sont pas des règles strictes :
💡 Le point médian se place entre le mot masculin (singulier) et la terminaison du mot féminin (singulier ou pluriel) : participant·es, professionnel·le, Suisse·sses
💡 Les parenthèses forment toujours une paire, mais un seul point médian par mot suffit, pour éviter l’effet haché que provoquerait son doublement au pluriel, comme ici : les employé·e·s concerné·e·s ont été averti·e·s
💡 Pour des questions de lisibilité – le masculin apparaît en entier et on voit bien aussi le féminin –, mieux vaut limiter l’usage du point médian aux mots dont le féminin se forme en ajoutant simplement un e (avec éventuel doublement de la consonne finale) : avocat·e, mécanicien·nes
Cela fonctionne aussi :
– pour les mots dont le féminin prend un accent : étranger·e (plutôt que étrangèr·e)
– pour les adjectifs qui ont deux versions masculines (par exemple un beau garçon / un bel homme) : vieil·les, fol·le, nouvel·les
– et éventuellement pour les mots qui se terminent en -eux/-euse : curieus·e, facétieus·es
💡 On évite en revanche d’utiliser le point médian lorsque le masculin et le féminin ont des terminaisons plus distinctes, car on ne voit alors que le mot masculin, le féminin étant réduit à quelques lettres : acteur·rice, locaux·ales, vendeur·euse, neuf·ves
Pour de tels mots, on préfère les doublets longs : les coiffeurs et les coiffeuses
Et on se rappelle, encore une fois, que :
– personne ne vous oblige à utiliser des points médians. Cela relève de vos choix et préférences personnelles.
– le point médian a tendance à attirer l’attention sur lui-même et il a encore beaucoup d’ennemis. Si vous voulez que les gens portent leur attention sur le fond de votre message plutôt que sur sa forme, privilégiez d’autres outils inclusifs.
– justement, l’écriture inclusive ne se limite pas au point médian, il y a de nombreuses autres possibilités d’écrire de manière inclusive sans l’utiliser ! Voyez plutôt : https://www.ceylan-correction.ch/post/%C3%A9criture-inclusive-comment
Et si vous vous posez la question des autres signes typographiques, c’est par ici : https://www.ceylan-correction.ch/post/%C3%A9criture-inclusive-et-signes-typographiques
*Astuces tirées de Le langage inclusif : pourquoi, comment d’Éliane Viennot



